Préservons notre patrimoine naturel
La préservation de la faune et de la flore
Dans le cadre de la préservation de la biodiversité, la Ville de Thionville a mis en oeuvre, depuis 2009, une gestion raisonnée et durable d’une partie de ses espaces verts et bords de route, avec l’instauration du fauchage tardif.
Peut-être avez-vous eu l’occasion de voir, sur les bas côtés des routes, une végétation abondante ? Il ne s’agit pas d’une absence de travail des Services Municipaux mais d’une méthode déjà éprouvée ayant rencontré un beau succès : le fauchage tardif. Cette méthode consiste à laisser pousser la végétation pendant les périodes printanières et estivales afin de favoriser le développement de la faune et de la flore.
Depuis quelques années, les spécialistes internationaux s’inquiètent de la disparition progressive de nombreuses espèces animales et végétales. 20 000 à 30 000 espèces disparaissent chaque année dans le monde et majoritairement des insectes. C’est le cas notamment de la raréfaction des abeilles.
Fort de ce constat, la Ville de Thionville s’est engagée à préserver les espèces par la mise en place du fauchage tardif ou gestion différenciée. Il ne s’agit pas d’une absence totale de fauchage mais d’un ajustement des interventions d’entretien. La fauche a ainsi lieu en automne, une fois le cycle de reproduction achevé. Bien sûr, cette gestion différenciée tient également compte des règles de sécurité routière et du maintien de la visibilité pour les conducteurs - virages, sorties de chemins, carrefours -.
Une diversité de végétaux en ville
La Direction des Espaces Verts de la Ville met en valeur la diversité dans ses massifs fleuris. Tour d’horizon de ce fleurissement écologique…
Plus d’une centaine de variétés de plantes vivaces ont été intégrées dans les massifs.
L’an passé, le nombre de variétés utilisées dans les massifs de plantes annuelles et bisannuelles s’est vu augmenter de façon considérable, passant de 145 variétés à l’été 2008, à 245 les deux étés suivants. Cette diversification a permis le développement d’une faune variée notamment des insectes.
Nombre d’entre eux sont bénéfiques pour les plantes : papillons, abeilles et autres insectes butineurs pour la pollinisation.
Mais les plantes mellifères et nectarifères sont également indispensables à leur présence, leur vie et leur reproduction.
Le fleurissement de l’été 2010 a traité des relations entre plantes et insectes à travers plusieurs thématiques :
- « les plantes mellifères », avec la mise en place de structure d’abeilles au giratoire Cormontaigne et à ses abords
- « les plantes à papillons » (souvent nectarifères), place du Luxembourg, giratoire Merlin et abords,
- « l’utilisation de plantes communes » : infusions, macérations, décoctions pour lutter contre les insectes ravageurs, square du 11 Novembre et à proximité du Théâtre municipal,
- « les refuges à insectes », avec une diversité de plantes présentant également une structure refuge à insectes, place de la République et giratoire Leclerc,
- « le compagnonnage » ou l’association de légumes et/ou plantes pour limiter ou canaliser les invasions d’insectes ravageurs, place Turenne et Église Saint-Maximin.
Dans le reste des massifs a été présentée une large gamme de plantes favorisant la diversité de la faune et de la flore en ville.
L’ensemble de ces dispositifs a été accompagné d’une communication adaptée destinée aux piétons et aux amoureux de la faune et de la flore.
L’arbre bio
Un arbre mort est un patrimoine à protéger. Pour la biodiversité et le bon fonctionnement des massifs boisés, il convient de maintenir la présence d’arbres morts en forêt, dès lors que leur emplacement ne constitue aucun danger pour l’homme - la bordure des chemins est à éviter, par exemple.
En effet, l’importance et la diversité de l’entomofaune - insectes - et des champignons des bois n’est pas un danger pour la forêt ; au contraire, les espèces qui se nourrissent de bois mort ne s’attaquent pas à un arbre vivant et sain.
L’arbre mort abrite un biotope très riche : 39 % des oiseaux forestiers nichent dans les cavités d’arbres et environ 35 espèces de mammifères, 20 espèces d’amphibiens et de reptiles, de très nombreux gastéropodes, champignons et végétaux utilisent l’arbre mort debout ou gisant durant une partie de leur vie. 1 000 à 3 000 espèces d’insectes vivent uniquement du bois mort et permettent ainsi la décomposition du bois et l’enrichissement de la litière forestière.
Enfin, 90 % des insectes saproxyliques - qui se nourrissent du bois - sont en voie de régression du fait de la disparition de leur fragile milieu de vie.
L’arbre mort a donc pleinement son rôle à jouer en forêt et constitue, de fait, un arbre « bio ».
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