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LES COLLECTIONS DU MUSEE S’ENRICHISSENT

Actualité au Musée de la Tour aux Puces

Une nouvelle œuvre vient enrichir le fonds pictural du Musée de la Tour aux Puces de Thionville par l’acquisition d’une toile de Jean-Baptiste Hilaire mettant en scène Jean-Marie Warel de Beauvoir, maire de la ville sous la Restauration.

Jean-Marie Warel de Beauvoir

Né à La Fère le 19 avril 1773, il est le cadet et le seul garçon d’une famille de trois enfants. A l’instar de son père Denis, lieutenant-général d’artillerie, il embrasse la carrière militaire. Durant les années révolutionnaires, il émigre à l’étranger et revient en France pour devenir maire de Thionville aux premières heures de la Restauration.

Il épouse en premières noces en 1803 Louise de Laubressel (1773-1833) puis en 1834 Louise-Charlotte de Sainte-blaise, originaire de Metz (1783-1878). Jean-Marie Warel de Beauvoir meurt à Paris le 4 juillet 1837.

Un maire nommé

Nommé par ordonnance royale du 27 juin 1816, confirmé par le 4 juillet 1821 et le 28 décembre 1825, il exercera son mandat de 1816 à 1830 ; Jean Poulmaire lui succèdera en tant que premier magistrat de la commune.

Si la fonction de maire apparaît sous l’Ancien régime sous la forme d’une charge, la Révolution Française, ou plutôt la Première République en fait un poste proposé au suffrage direct des électeurs, du moins pour les plus aisés, l’élection étant réservé aux imposables. Le Consulat met fin à ce système en 1799 en introduisant la nomination des maires par le Préfet. Ce système perdurera jusqu’en 1882 ; à cette date, le maire et les conseillers municipaux seront proposés au suffrage des électeurs sans condition de revenu.

Guillaume-Ferdinand Teissier, sous-préfet de l’arrondissement de Thionville écrivait dans son « Histoire de Thionville » de 1828 : « Le grand diamètre de la ville est indiqué par la route de Metz à Luxembourg ; cette communication principale est bordée de trottoirs en dalles de pierre d’Escherange et pavée en pierre de quartz de Sierck : cette amélioration est due à M. Warel de Beauvoir, maire actuel ; c’est également sous son administration et par ses soins qu’ont été construites la Halle aux blés et la salle de spectacle, que les chemins qui conduisent à Guentrange et à la Briquerie ont été rétablis et plantés ; que l’hôtel de ville a été restauré ; que l’église vicariale de Guentrange a été agrandie ».

L’auteur : Jean-Baptiste Hilaire

Fils de Jean-François Hiller et de Calixte Ronfort, Jean-Baptiste Hilaire naît en 1751 à Russange. Protégé par le messin Jean-Baptiste Le Prince, son aîné de 20 ans, il se destine à la peinture. En mars 1776, il s’embarque pour la Grèce et l’Asie mineure sur l’Atalante à la suite du comte de Choiseul-Gouffier et en rapporte de nombreux dessins. Une centaine sera publiée en 1782 dans le Voyage pittoresque en Grèce.

En 1780, il expose au Salon dit de la jeunesse, place Dauphine, Une Vue du Sérail et en 1782 au Salon de la correspondance un Paysage représentant des ruines d’architecture avec figure d’homme dans le costume du Levant. Le musée du Louvre possède deux panneaux réalisés par l’artiste : La lecture et La leçon de musique, composés en 1781.

Jean-Baptiste Hilaire décède à paris en 1822.

Cartel de l’œuvre :
• Titre: J.-M. WAREL de BEAUVOIR
• Artiste: Jean-Baptiste HILAIRE
• Période/Date : vers 1820
• Lieu de fabrication : Région de Thionville
• Techniques : Huile sur toile
• Dimensions : H-93 cm L-73 cm