Histoire

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Thionville est une ville au passé prestigieux qui a appartenu aux Carolingiens, aux Luxembourgeois, aux Bourguignons, aux Habsbourg et enfin aux Français. Après de nombreux sièges, cette ville tomba aux mains de Louis XIV notamment au traité des Pyrénées (1659). Chaque propriétaire apporta sa touche en matière urbanistique et surtout militaire car vu sa position Thionville a toujours un intérêt stratégique. Nombreux sont les architectes à avoir amélioré l’aspect défensif de la ville. Les remparts furent détruits par les Allemands en 1902 en raison de manque d’espace. En effet, la ville qui connaissait une grande poussée démographique avait besoin de terrains pour pouvoir accueillir cette nouvelle population qui venait travailler dans la sidérurgie. Cette activité va enrichir la ville jusque dans les années 70 qui sont les années du déclin industriel et qui aura pour corollaire une baisse démographique. Ce n’est que dans les années 90 que la ville renoue avec la « prospérité » et redevient une ville attractive du fait de sa position, proche des frontières luxembourgeoises et allemandes. Une ville ouverte sur l’Europe grâce un réseau autoroutier et ferroviaire performant notamment avec l’arrivée dernièrement du TGV qui permet aux provinciaux de se rendre rapidement sur Paris.

Cette ville qui était un peu comme une belle endormie a désormais les yeux grands ouverts sur le XXIème siècle. De son passé, elle garde de beaux vestiges architecturaux qui méritent qu’on prenne le temps de les apprécier au cours d’une visite plus approfondie.

La 1ère mention de Thionville remonte au VIIIème siècle

La première mention de Thionville ne se trouve pas à Thionville, ni même en Moselle, mais dans la Meuse et plus particulièrement à Etain. Nous sommes en 707, quand l’archevêque de Trèves, Ludwin, fondateur et abbé de Mettlach, duc de la Gaule-Belgique et propriétaire de la « villa de Stain » (Etain) par son père, décide d’en faire présent à l’abbaye Saint-Euchaire, appelée depuis Saint-Mathias. Cet acte de donation s’accompagne d’un dénombrement de redevances que l’abbaye tirait de cette propriété. On peut donc lire : « […] A ce même jour, ils sont tenus de nous voiturer, jusqu’à Dietenhoven (Thionville), cent-quatre-vingt-quatre malt de froment, si mieux nous n’aimons recevoir d’eux onze onces et cinq denier. […] ».

Le domaine d’Etain demeura à Saint-Euchaire jusqu’à l’an 1221 pour passer ensuite aux mains de la collégiale Sainte Madeleine de Verdun. Les registres de cette église constatent que les pièces originales auraient été produites à la Chambre royale de Metz (1680), au greffe de la Chambre des Comptes de Metz en 1686 et puis remises aux archives du Chapitre en 1694.

Mais, cette charte ne survécut pas malheureusement à la Révolution. Nous ne la connaissons que par le biais d’une copie aujourd’hui lisible aux Archives départementales de la Meuse.

Mairie de Thionville

A une encablure de Saint-Maximin se trouve un autre lieu de culte, le couvent des Clarisses, qui, après avoir été affecté à un hospice, accueille, depuis 1898, les services municipaux et, plus particulièrement le premier magistrat. Cette belle bâtisse, construite entre 1634 et 1637 dans un style post-renaissance luxembourgeoise, est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1991. Un premier édifice, dédié au Saint-Esprit, fut achevé en 1641 et, peu après, endommagé par le siège de 1643. Sa reconstruction dura jusqu’en 1665, année de la bénédiction de la nouvelle chapelle. En 1695, date indiquée par les tirants de la façade, le couvent fut agrandi d’une aile, en bordure de la rue Georges Ditsch était partiellement occupé par des boutiques. A la Révolution, les bâtiments furent investis par l’armée et, en 1793, le club des jacobins siégea dans la chapelle.

Il faut apprécier sa galerie d’arcades et ses décorations ornementales. La chapelle, construite vers 1664-1665, où on peut y admirer les lambris 18ème siècle, n’est ouverte qu’à l’occasion des mariages ou des réceptions honorifiques.

De là, prenez le temps d’apprécier les belles demeures qui ont appartenu à de vielles familles nobles dont ne subsistent que le nom : hôtel des Créhange-Pittange (18ème siècle), hôtel des Raville (fin 15ème-début 16ème siècle) avec sa tourelle-escaliers à encorbellement, ses fenêtres gémellées flamboyantes…

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