Porte de Sarrelouis

-A A +A

Sur le ban de Thionville subsiste l’une de ses dernières portes qui ceinturaient la ville dans un but défensif. La « porte de Sarrelouis » ou « porte du Couronné de Yutz » témoigne du prestigieux passé militaire de notre ville.

Louis de Cormontaigne (1696-1752), « l’héritier de Vauban » comme le considéraient certains de ses contemporains, eut en charge de développer les aspects défensifs de la région. Affecté à Metz, en 1733, comme ingénieur en chef, il travailla également à Thionville de 1746 jusqu’à sa mort en 1752. A cette date, il était d’ailleurs directeur des fortifications de Thionville, Bitche, Longwy et Verdun. Pendant ce laps de temps, assisté des ingénieurs De Biscourt et De la Cheze, il réalisa un ensemble fortifié baptisé « Couronné d’Yutz », par les architectes et ingénieurs, bien qu’étant sur le territoire de Thionville. C’est un ouvrage à trois bastions et demi-lunes construit en avant de la double couronne de Tardif et Duportal, derrière le canal de dérivation. Il était accessible de la place par un pont et de l’extérieur par une porte monumentale, la porte de Sarrelouis.

En 1746, Cormontaigne ébaucha un projet d’élévation extérieure renforçant la monumentalité de l’édifice en pierre de Jaumont, par un dédoublement des pilastres toscans et par la hauteur du soubassement .

Cette porte demeura en l’état jusque vers 1885, date de l’arrivée de l’obus torpille. Les modifications consistèrent en la suppression d’une partie des courtines, entre les bastions 2 et 3 pour réaliser un double passage de part et d’autre de la porte. Cette dernière fut transformée en en corps de garde ou blockhaus. L’ancien passage, large d’environ 3,25 m, n’ayant plus de raison d’être, fut obturé et pourvu de quatre créneaux. Comme ces créneaux sont placés relativement près de l’ancienne voûte, cela prouve que la route d’accès d’origine a été remblayée sur une hauteur d’environ 2 mètres.

Les Allemands pratiquèrent également une série de modification à moindre coût portant sur l’aménagement intérieur : maçonnerie, escalier en colimaçon, installation de créneaux… Pour ces travaux, les ingénieurs allemands utilisèrent du béton, du béton armé et de la brique qu’ils recouvrirent de pierre de taille. Le système de fermeture des créneaux latéraux permet de dater les transformations vers 1887-1890 car il est le même que celui mis en place aux fenêtres des forts de Metz à la même époque. Il en va de même pour les grilles de passage, dont celle de gauche subsiste encore en entier, confirmant la datation des travaux. L’aisance de circulation est à noter : le passage central est de 6,50 mètre et les passages piétons sont d’environ 1,40 mètre.

Des quatre portes de l’enceinte bastionnée, seule demeure la Porte de Sarrelouis, les autres (la porte du Pont, la porte de Luxembourg et la porte de Metz) sont démolies lors du démantèlement des fortifications qui eut lieu entre 1902 et 1903.

Ce vestige de l’art militaire fut sauvé de l’oubli. En effet, la porte de Sarrelouis a été classée « Monument Historique » en 1984 et, depuis, l’objet de soins constants pour le plus grand plaisir des touristes et promeneurs du dimanche.

-A A +A

Votre Ville

Cadre de vie
Battue de chasse

Chasse communale

La Ville de Thionville a renouvelé ses baux de chasse pour une période de 9 ans du 2 février 2015 au 1er février 2024.

Du 27 Janv. au 05 Mars
Exposition

Tout pour la musique

Le service des archives communales de Thionville vous propose de venir découvrir, au musée de la Tour aux Puces, une exposition qui vous fera entrer dans l’univers du chant et de la musique et ce à  travers de nombreux documents.

 

 

Notre réseau institutionnel

La Ville de Thionville travaille en étroite collaboration avec ses partenaires locaux, régionaux et frontaliers.