Du 26 nov. au 26 avr.
de 14h à 18h
Publié le : 26 novembre 2025
Le Japon, sous l’ère Meiji, s’ouvre au reste du monde. Pendant des millénaires, le pays avait gardé ses portes fermées, n’autorisant que quelques Hollandais à commercer.
Mais face à la menace occidentale, en particulier américaine, les dirigeants nippons choisissent une solution pacifique en signant des traités commerciaux. Ceci marque le recul d’un pouvoir féodal et fait entrer le Japon dans une ère nouvelle, marquée par l’industrialisation et les avancées technologiques.
Cette ouverture au système occidental modernise le Japon. Et inversement, le reste du monde découvre une civilisation étonnante qui fascine, tant par ses traditions ancestrales que par son mode de vie et sa culture artistique.
Peu à peu, le Japon se dévoile à quelques initiés qui le découvrent à travers les aventuriers et collectionneurs qui rapportent en Occident estampes et objets, ainsi que de nombreuses photographies et peintures. Les artefacts venus du Pays du Soleil Levant provoque dans les milieux bourgeois européens et américains un engouement sans précédent, donnant naissance à d’immenses collections.
L’art japonais, quasiment inconnu, bouleverse les milieux artistiques. Les impressionnistes et les nabis sont fascinés par l’asymétrie des compositions, l’aplat de couleurs, les formes cernées de noir, les motifs traditionnels …
Cependant, cette découverte reste assez confidentielle et réservée à quelques élites cultivées. Il faut attendre la diffusion de la Manga d’Hokusaï et des estampes puis l’Exposition Universelle de 1867 pour que la France entière rencontre le Japon. Ce dernier renouvelle l’expérience en 1900.
Ces manifestations sont largement couvertes par la presse, permettant au plus grand nombre de découvrir cette culture étonnante si différente de l’Occident et par ces différences, si fascinante.
Les Arts décoratifs, en particulier les arts du feu, s’empressent de proposer des objets inspirés des traditions artistiques japonaises. Cependant, ce ne sont plus les chinoiseries de l’Ancien Régime mais plutôt une production utilisant des références, motifs et techniques issus des modèles nippons, intégrées dans les recherches esthétiques des grands courants du début XXe siècle.
Le japonisme englobe toutes ses facettes : la découverte et la fascination des Occidentaux pour une culture inconnue, les collections et l’indéniable influence sur les arts majeurs et mineurs. Mais le japonisme est aussi un mouvement à part entière de cette fin du XIXe siècle, qui s’inscrit en tant que tel dans l’histoire de l’art français.
L’exposition « L’âme du Levant. L’imaginaire japonais à l’Œuvre » met en avant les caractéristiques du japonisme, tant dans l’aspect collection qu’influence artistique, en particulier dans l’art décoratif. La découverte des œuvres japonaises, du netsuke au katana, sans oublier les ukyo-e et la Manga d’Hokusaï, permettra de mieux appréhender l’impact de ces dernières sur les productions des faïenceries de Toul-Bellevue ou Lunéville, sur les émaux de Longwy, sur la manufacture de papier mâché Adt de Pont-à-Mousson … et sur la naissance de l’Art Nouveau, plus précisément sur le travail d’Emile Gallé et d’Auguste Majorelle.
Exposition : “ L'âme du Levant. L'imaginaire japonais à l’Oeuvre”.
Du 26/11/2025 au 26/04/2026
Ouverture du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Fermeture les 25, 26 décembre 2025, le 1er janvier et 5 avril 2026.
Parallèlement à l’exposition, de nombreuses animations seront proposées dans les structures culturelles de la ville afin de découvrir d’autres facettes du japonisme ainsi que la culture japonaise à travers des projections de films, des conférences, du théâtre, des clubs lecture ou bien encore des ateliers.